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« Les infirmières : l'école du dévouement » : différence entre les versions
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Entretien avec une infirmière en chirurgie. Isolée dans le champ, son visage doux et gracile en gros plan, elle répond aux questions avec précision et timidité. En plans de coupe, elle est montrée poussant un chariot dans une chambre où, sous la surveillance de la malade qui la regarde avec attention, elle prépare une seringue, fait un pansement à l'aide de pinces, arrange la literie (elle parle de "nursing" parmi les tâches qu'elle doit accomplir". Elle explique que la technicité du métier d'infirmière l'a poussée à le choisir. Maîtriser celle-ci permet de travailler "rapidement, efficacement", et d'"appliquer la thérapeutique du médecin de façon parfaite". Elle ajoute : "C'est ce qui me plaît, parce que quand c'est très bien fait, c'est dur et c'est remarquable." Elle explique qu'elle aime la médecine, qu'elle a renoncé aux études en médecine à cause de leur longueur. Cette séquence fait le portrait d'une jeune femme qui aurait voulu être médecin et s'est rabattue sur le métier d'infirmier pour s'approcher le plus possible de sa pratique, priorisant la compétence technique. En montrant la passion que cette responsabilité est susceptible d'inspirer, il contrebalance l'entretien collectif avec des infirmières qui insistaient sur les conditions difficiles pour s'y préparer. (09:48) | Entretien avec une infirmière en chirurgie. Isolée dans le champ, son visage doux et gracile en gros plan, elle répond aux questions avec précision et timidité. En plans de coupe, elle est montrée poussant un chariot dans une chambre où, sous la surveillance de la malade qui la regarde avec attention, elle prépare une seringue, fait un pansement à l'aide de pinces, arrange la literie (elle parle de "nursing" parmi les tâches qu'elle doit accomplir". Elle explique que la technicité du métier d'infirmière l'a poussée à le choisir. Maîtriser celle-ci permet de travailler "rapidement, efficacement", et d'"appliquer la thérapeutique du médecin de façon parfaite". Elle ajoute : "C'est ce qui me plaît, parce que quand c'est très bien fait, c'est dur et c'est remarquable." Elle explique qu'elle aime la médecine, qu'elle a renoncé aux études en médecine à cause de leur longueur. Cette séquence fait le portrait d'une jeune femme qui aurait voulu être médecin et s'est rabattue sur le métier d'infirmier pour s'approcher le plus possible de sa pratique, priorisant la compétence technique. En montrant la passion que cette responsabilité est susceptible d'inspirer, il contrebalance l'entretien collectif avec des infirmières qui insistaient sur les conditions difficiles pour s'y préparer. (09:48) | ||
'''Etre "un rayon soleil"''' | |||
Façade de bâtiment. Le commentaire évoque les 180 écoles de la Croix-Rouge, établissements privés qui préparent au diplôme d'infirmière. Images de couloir et de salles de soins, le commentaire précise qu'il s'agit des locaux du service de phtisiologie de la Salpêtrière. Nouvel entretien avec une infirmière qui abandonne sa tâche et avance vers la caméra pour répondre aux questions. C'est le procédé récurrent de mise en scène des entretiens depuis le début du film. L'infirmière explique qu'elle paie ses études qui s'élèvent à 8000 francs par mois, sans compter les frais personnels et ceux des uniformes qu'il faut acquérir. Elle a dû travailler un an pour pouvoir financer ses études, "et j'ai dû demander une bourse" qu'elle précise s'élever à 26000 francs par mois. C'est le journaliste qui, dès le départ de l'entretien, l'oriente sur la question du financement. Un des objectifs de l'émission est d'aborder le plus frontalement et le plus en détail possible le volet économique du sujet. Mais l'entretien poursuit sur le thème de l'expérience de la souffrance des malades. "J'ai découvert qu'être infirmière n'est pas uniquement faire des pansements, des piqûres. C'est avant tout assurer auprès du malade une présence." Elle évoque la lettre qu'elle a reçue d'une patiente, dans laquelle celle-ci la remercie de lui avoir tenu compagnie, d'avoir été "son rayon de soleil" : "je me suis dit : c'est ça, dans le fond, que l'infirmière doit être auprès du malade.'" (12:53) | Façade de bâtiment. Le commentaire évoque les 180 écoles de la Croix-Rouge, établissements privés qui préparent au diplôme d'infirmière. Images de couloir et de salles de soins, le commentaire précise qu'il s'agit des locaux du service de phtisiologie de la Salpêtrière. Nouvel entretien avec une infirmière qui abandonne sa tâche et avance vers la caméra pour répondre aux questions. C'est le procédé récurrent de mise en scène des entretiens depuis le début du film. L'infirmière explique qu'elle paie ses études qui s'élèvent à 8000 francs par mois, sans compter les frais personnels et ceux des uniformes qu'il faut acquérir. Elle a dû travailler un an pour pouvoir financer ses études, "et j'ai dû demander une bourse" qu'elle précise s'élever à 26000 francs par mois. C'est le journaliste qui, dès le départ de l'entretien, l'oriente sur la question du financement. Un des objectifs de l'émission est d'aborder le plus frontalement et le plus en détail possible le volet économique du sujet. Mais l'entretien poursuit sur le thème de l'expérience de la souffrance des malades. "J'ai découvert qu'être infirmière n'est pas uniquement faire des pansements, des piqûres. C'est avant tout assurer auprès du malade une présence." Elle évoque la lettre qu'elle a reçue d'une patiente, dans laquelle celle-ci la remercie de lui avoir tenu compagnie, d'avoir été "son rayon de soleil" : "je me suis dit : c'est ça, dans le fond, que l'infirmière doit être auprès du malade.'" (12:53) | ||
Vue sur l'inscription "Hôpital des enfants malades" pour indiquer que la séquence se déroule dans un service pédiatrique. Le commentaire indique que des agents hospitaliers, intéressées par le métier d'infirmière, ont pu avoir accès aux études correspondantes "dans le cadre de la promotion professionnelle". Il indique les modalités de cet accès. Une infirmière prépare un lit d'enfant dans une chambre. Sur un fond de cris d'enfants hors champ, elle explique au journaliste comment, étant agent hospitalier, elle engage des études infirmières. Elle affirme que la mesure de promotion professionnelle lui permet cette démarche. Si elle avait dû continuer de travailler, elle ne l'aurait pas entreprise. Grand hall d'école, des infirmières en discussion, sourire aux lèvres, échanges animés. "Au cours des études, les stages pratiqués dans les différents service n'ont pas seulement révélé les aspects encourageants de la profession". Dans un amphithéâtre, la voix d'un homme resté en off, qu'on devine être celle d'un professeur, demande aux étudiantes qui souhaitent devenir "infirmières soignantes", c'est-à-dire non spécialisées, de se désigner. L'assemblée est nombreuse, seules quelques unes d'entre elles se lèvent. Gros plan sur l'une d'elles qui explique, résolue : "L'infirmière soignante est beaucoup plus proche du malade". Elle ajoute avec un sourire : "... et on a tellement besoin d'infirmières dans les salles". Une autre étudiante estime que si elle, et la grande majorité de ses paires, se spécialisent, c'est "pour échapper aux conditions difficiles de la vie des infirmières soignantes". Reportage dans des services, une infirmière détaille l'organisation de sa journée. Celle-ci commence à 15h et finit à 23h. L'infirmière commence par saluer ses malades, prend connaissance du rapport donné par l'infirmière de jour. Elle accomplit des actes médicaux en relais du médecin qui se décharge volontiers sur elle. Comme elle se trouve "à la tête d'une salle de 33 malades en chirurgie", elle se sent "surchargée et énervée". Elle a peur que le temps passé finisse par l'user : "Je me demande : 'est-ce que dans dix ans tu seras encore capable de faire ce que tu fais actuellement?'" Le journaliste lui demandant si elle songe à abandonner son métier, elle répond qu'elle "l'adore" et quelle ne veut "pas le lâcher". Le journaliste lui demandant ses conditions de logement, elle répond que l'hôpital lui a fourni une chambre. Plan d'une pièce étroite mais ordonnée et coquettement meublée, puis d'un espace cuisine où l'infirmière en cheveux pose une cafetière sur un des deux brûleurs de son réchaud. En voix off, elle explique que l'eau est uniquement disponible sur le palier. | |||
/ Itw d’une infirmière - garde de nuit / Itw d'une infirmière chez elle : pense qu'être | |||
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Version du 28 août 2023 à 17:56
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Titre :
Les infirmières : l'école du dévouement
Série :
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
42 minutes
Format :
Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Commanditaires :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Oui.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Oui.
- Interview : Oui.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.
Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?
Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?
Diffusion et réception
Où le film est-il projeté ?
Communications et événements associés au film
Public
Audience
Descriptif libre
Notes complémentaires
Références et documents externes
Contributeurs
- Auteurs de la fiche : Joël Danet

