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« Mot à mot : orthophonie » : différence entre les versions
De MedFilm PPRD
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L'émission démarre d'emblée sur Suzanne Borel-Maisonny en plan poitrine en train de chanter. C'est une femme déjà âgée (elle a 79 ans au moment où l'émission est tournée), de petite taille, au visage animé et souriant. On aperçoit régulièrement en contre-champ le visage de la jeune femme qui l'interroge. Suzanne Borel-Maisonny raconte un souvenir d'enfance et la fascination qu'exerçait sur elle les cris de la rue. <br> | L'émission démarre d'emblée sur Suzanne Borel-Maisonny en plan poitrine en train de chanter. C'est une femme déjà âgée (elle a 79 ans au moment où l'émission est tournée), de petite taille, au visage animé et souriant. On aperçoit régulièrement en contre-champ le visage de la jeune femme qui l'interroge. Suzanne Borel-Maisonny raconte un souvenir d'enfance et la fascination qu'exerçait sur elle les cris de la rue. <br> | ||
Plan large, elle écrit, assise à une table. Derrière elle un perroquet (un oiseau à qui il est possible d'apprendre à parler !) monte et descend le long de la grille extérieure de sa cage. Le générique apparait en surimpression.<br> | Plan large, elle écrit, assise à une table. Derrière elle un perroquet (un oiseau à qui il est possible d'apprendre à parler !) monte et descend le long de la grille extérieure de sa cage. Le générique apparait en surimpression.<br> | ||
Reprise par la voix off : "Cette fascination exercée depuis la petite enfance par la musique des mots préfigurait une vocation." Tout de suite, elle annonce que la vie et l’œuvre de Suzanne Borel se confondent avec la création et le développement de l'orthophonie. Jamais dans la suite de l'émission, il ne sera fait mention des précurseurs, notamment des personnes qui ont travaillé auprès des enfants sourds ou des personnes bègues (ex. Jacob Pereire, l'abbé de l'Épée, le Dr Marc Colombat, les Dr André Castex et Robert Jouet, etc.) L'émission construit et ancre un mythe : l'orthophonie démarre avec Suzanne BoreL. Une question de l'intervieweuse et la réponse de Suzanne Borel en fixent le point de départ : Mme Borel avait remarqué que la fille d'un concierge de la rue de l'École de médecine, porteuse d'un "bec de lièvre" (fente labiale) articulait très mal et était difficilement compréhensible. Elle demanda conseil à l'un de ses professeurs, l'abbé Rousselot, fondateur de la phonétique expérimentale en France, qui refusa de lui en donner et lui demanda plutôt qu'elle lui montre l'enfant avant et après avoir travaillé avec elle. (2:42)<br> | Reprise par la voix off : "Cette fascination exercée depuis la petite enfance par la musique des mots préfigurait une vocation." Tout de suite, elle annonce que la vie et l’œuvre de Suzanne Borel se confondent avec la création et le développement de l'orthophonie. Jamais dans la suite de l'émission, il ne sera fait mention des précurseurs, notamment des personnes qui ont travaillé auprès des enfants sourds ou des personnes bègues (ex. Jacob Pereire, l'abbé de l'Épée, le Dr Marc Colombat, les Dr André Castex et Robert Jouet, etc.) L'émission construit et ancre un mythe : l'orthophonie démarre avec Suzanne BoreL. Une question de l'intervieweuse et la réponse de Suzanne Borel en fixent le point de départ : Mme Borel avait remarqué que la fille d'un concierge de la rue de l'École de médecine, porteuse d'un "bec de lièvre" (fente labiale) articulait très mal et était difficilement compréhensible. Elle demanda conseil à l'un de ses professeurs, l'abbé Rousselot, fondateur de la phonétique expérimentale en France, qui refusa de lui en donner et lui demanda plutôt qu'elle lui montre l'enfant avant et après avoir travaillé avec elle. L'anecdote ne va pas jusqu'au bout. On ne sait pas comment elle a travaillé avec la fillette et quels résultats elle a obtenus.(2:42)<br> | ||
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'''Une séance de rééducation d'un trouble de l'articulation avec Suzanne Borel'''<br> | '''Une séance de rééducation d'un trouble de l'articulation avec Suzanne Borel'''<br> | ||
Une fillette est | Une fillette est filmée de face. Suzanne Borel, de dos, est assise en face d'elle. On aperçoit une femme (probablement la mère de l'enfant) sur le côté. Mme Borel fait répéter des mots et des phrases contenant les phonèmes /ʃ/ ou /ʒ/ à la fillette qui présente un sigmatisme latéral (schlintement). Elle lui touche la joue périodiquement pour rectifier la position des lèvres de l'enfant. Gros plan sur l'enfant. (03:17)<br> | ||
Le récit fondateur<br> | Le récit fondateur officiel<br> | ||
Gros plan sur Suzanne Borel qui raconte l'épisode qui est généralement cité comme l'événement fondateur de l'orthophonie : on a fait appel à elle en tant que "demoiselle venant de la phonétique" pour savoir pourquoi des personnes opérées d'une division palatine ne parlaient pas. Le Dr Veau avait convoqué "pour elle" des patients qu'il avait opérés en précisant qu'il les avait "mis en place [...] d'une façon possible alors et qui ne serait pas possible maintenant" puisqu'il "les avait alignés dans la salle d'opération le long du mur". Il lui avait demandé de les examiner afin que lui, le Dr Veau puisse comprendre pourquoi ces "sujets" étaient réfractaires à son traitement chirurgical ("Je les opère bien mais ils ne parlent pas tous bien.") | Gros plan sur Suzanne Borel qui raconte l'épisode qui est généralement cité comme l'événement fondateur de l'orthophonie (alors qu'elle-même vient de fixer cet événement fondateur a une date antérieure: on a fait appel à elle en tant que "demoiselle venant de la phonétique" pour savoir pourquoi des personnes opérées d'une division palatine ne parlaient pas. Le Dr Veau avait convoqué "pour elle" des patients qu'il avait opérés en précisant qu'il les avait "mis en place [...] d'une façon possible alors et qui ne serait pas possible maintenant" puisqu'il "les avait alignés dans la salle d'opération le long du mur". Il lui avait demandé de les examiner afin que lui, le Dr Veau puisse comprendre pourquoi ces "sujets" étaient réfractaires à son traitement chirurgical ("Je les opère bien mais ils ne parlent pas tous bien.") | ||
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Version du 17 janvier 2024 à 12:21
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Titre :
Mot à mot
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
52 minutes
Format :
Parlant - Couleur -
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Non.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Non.
- Interview : Non.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.

