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« Vivre à Bonneuil » : différence entre les versions
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|Texte=La vocation et le quotidien de l'établissement psychiatrique de Bonneuil, conceptualisé et dirigé par la psychiatre Maud Mannoni. | |||
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|Texte=Maud Mannoni | |||
Née en 1923, morte en 1998, la psychanalyste Maud Mannoni a travaillé dès 1948 avec Françoise Dolto à l'hôpital Trousseau. Elle s'est spécialisée dans un travail en direction des enfants et des adolescents. Influencée par Winnicott et Melanie Klein, dans le sillage de l'expérience menée à Kingsley Hall par les britanniques Cooper et Laing, elle a introduit l'antipsychiatrie en France. | |||
Entretien en 1982 : "j’ai bénéficié de ce qu’on peut appeler une formation tout à fait exceptionnelle, et qu’il serait intéressant de pouvoir théoriser, mais dont les autorités enseignantes n’ont jamais voulu tenir compte ; c’est-à-dire que les années de guerre, ça a été des années où il y a eu des innovations. Simplement, quand la guerre a été finie, il a fallu ne plus en parler et faire comme si ces quatre années n’avaient pas existé. Or, j’ai été admise – parce que j’étais en analyse déjà –, j’ai été admise à l’hôpital psychiatrique Bruckman à Bruxelles, et ensuite dans un service d’enfants, à Anvers. Et ma formation sur le tas a été de côtoyer des psychiatres tout ce qu’il y a de classique, qui m’ont donné ce quelque chose de tout à fait unique : une grande liberté dans ma démarche. C’est-à-dire qu’à ce moment-là, j’ai pu emmener des patients hors de l’hôpital, ce qui, pour cette époque, était quelque chose de tout à fait inconcevable. Et j’ai pu donc m’apercevoir que, hors de l’hôpital, on n’a pas le même discours que celui qui se tient en institution, c’est-à-dire le discours produit par l’institution et qui fait qu’en institution, qu’on le veuille ou non, il y a un symptôme qui est offert, parce que le patient n’a rien d’autre à donner au médecin qu’un dossier. J’ai travaillé dans un Centre, à Anvers, qui était une institution psychiatrique s’adressant aux adolescents plus ou moins délinquants, aux adolescents rejetés de toutes les institutions, et qui tombaient sous le coup d’une loi belge qui permet les soins, au lieu de la prison, jusqu’à la majorité. Et j’avais affaire à des durs et à des adolescents psychotiques dont la langue était un patois flamand, alors que la langue des maîtres, c’était le français ou le néerlandais. J’ai pu emmener ces adolescents hors de l’institution dans des terrains vagues où nous avions, avec des désœuvrés du quartier, créé une troupe de théâtre ambulant. C’est une expérience qui m’a marquée – ça a été repris à Bonneuil trente ans plus tard – où, à propos de thèmes majeurs, on fournissait aux adolescents la trame d’une œuvre théâtrale qu’ils pouvaient restituer dans leur patois flamand. Et dans ce patois, quelque chose était comme arraché aux inhibitions et aussi aux commandements qui les traversaient. Enfin, quelque chose à effet thérapeutique s’est produit là sans qu’on n’en ait rien tiré à l’époque, puisque ces adolescents se sont améliorés d’une façon assez spectaculaire. Et, la guerre finie, ils ont été envoyés dans des centres de défense sociale parce qu’entre-temps, nous avions été bombardés. Je pointe quelques expériences." (RIZZO Lenio, « Entretien avec Maud Mannoni, 1982 », Figures de la psychanalyse, 2006/2 (n° 14), p. 135-150. DOI : 10.3917/fp.014.0135.) | |||
'''École Expérimentale de Bonneuil''' | |||
En 1969, comme Fernand Deligny le fit dans les Cévennes, Maud Mannoni met en pratique ses théories et ses réflexions critiques en fondant à Bonneuil, avec le Docteur Robert Lefort et un couple d'éducateurs, Rose-Marie et Yves Guérin, un lieu d'accueil et de vie pour les enfants et les adolescents autistes, psychotiques ou souffrant de graves névroses. | |||
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Version du 8 juillet 2024 à 10:08
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Titre :
Vivre à Bonneuil
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Métrage :
90 mètres
Format :
Parlant - Couleur -
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Non.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Non.
- Interview : Non.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.

