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« Orthophoniste » : différence entre les versions
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La méthode de lecture qu’elle développe est publiée pour la première fois en 1949 puis en 1956 dans le Bulletin mensuel de la Société Alfred Binet sous le nom de « Méthode de lecture – Atlas », enfin en 1960 dans le premier volume, ''Langage oral et écrit, pédagogie des notions de bases.'' À cette époque, la méthode s’adresse aux enfants présentant une hypoacousie, une dyslexie ou une dysorthographie.<br> | La méthode de lecture qu’elle développe est publiée pour la première fois en 1949 puis en 1956 dans le Bulletin mensuel de la Société Alfred Binet sous le nom de « Méthode de lecture – Atlas », enfin en 1960 dans le premier volume, ''Langage oral et écrit, pédagogie des notions de bases.'' À cette époque, la méthode s’adresse aux enfants présentant une hypoacousie, une dyslexie ou une dysorthographie.<br> | ||
Clotilde Silvestre de Sacy, institutrice et proche collaboratrice de Suzanne Borel-Maisonny, propose en 1960 une méthode d'apprentissage de la lecture fondée sur l'approche phonétique et gestuelle. Il s’agit d’une seule méthode ayant deux utilisations ou progressions différentes. Elle s’adresse à la fois à des enfants à rééduquer et à des enfants qui apprennent à lire. En effet, alors que Suzanne Borel-Maisonny réservait l'usage des gestes aux rééducateurs, Clotilde Silvestre de Sacy introduit l'idée qu’ils constituent également un outil pour les enseignants. Suzanne Borel-Maisonny a donné à la méthode des bases orthophoniques, phonétiques et gestuelles tandis que Clotilde Silvestre de Sacy a adapté dans l'ouvrage ''Bien lire et aimer lire'', régulièrement réédité depuis 1963, la progression de la méthode à l'apprentissage même de la lecture.<br> | Clotilde Silvestre de Sacy, institutrice et proche collaboratrice de Suzanne Borel-Maisonny, propose en 1960 une méthode d'apprentissage de la lecture fondée sur l'approche phonétique et gestuelle. Il s’agit d’une seule méthode ayant deux utilisations ou progressions différentes. Elle s’adresse à la fois à des enfants à rééduquer et à des enfants qui apprennent à lire. En effet, alors que Suzanne Borel-Maisonny réservait l'usage des gestes aux rééducateurs, Clotilde Silvestre de Sacy introduit l'idée qu’ils constituent également un outil pour les enseignants. Suzanne Borel-Maisonny a donné à la méthode des bases orthophoniques, phonétiques et gestuelles tandis que Clotilde Silvestre de Sacy a adapté dans l'ouvrage ''Bien lire et aimer lire'', régulièrement réédité depuis 1963, la progression de la méthode à l'apprentissage même de la lecture.<br> | ||
'''Fondements de la méthode phonétique et gestuelle'''<br> | '''Fondements de la méthode phonétique et gestuelle'''<br> | ||
Cette méthode initialement destinée aux « enfants qui n'apprennent à lire qu'avec peine », est issue « d’une recherche scientifique longuement mûrie [...], fondée sur une connaissance précise des possibilités, des intérêts et des difficultés de l’écolier » (Préface des docteurs Simon et Launay, Borel-Maisonny S., Langage oral et écrit, Delachaux et Niestlé, Paris, 1985.) Elle prend appui sur la méthode syllabique, les sons s’accrochent progressivement les uns aux autres, pour former des syllabes puis des mots, puis des phrases. | Cette méthode initialement destinée aux « enfants qui n'apprennent à lire qu'avec peine », est issue « d’une recherche scientifique longuement mûrie [...], fondée sur une connaissance précise des possibilités, des intérêts et des difficultés de l’écolier » (Préface des docteurs Simon et Launay, Borel-Maisonny S., Langage oral et écrit, Delachaux et Niestlé, Paris, 1985.) Elle prend appui sur la méthode syllabique, les sons s’accrochent progressivement les uns aux autres, pour former des syllabes puis des mots, puis des phrases. | ||
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En outre, « l’enseignement de la lecture comprend lui-même deux stades : le premier | En outre, « l’enseignement de la lecture comprend lui-même deux stades : le premier | ||
concerne l’acquisition du mécanisme ; le second, l’application à la lecture d’un texte. »<br> | concerne l’acquisition du mécanisme ; le second, l’application à la lecture d’un texte. »<br> | ||
L’enjeu pour Suzanne Borel Maisonny est d’impliquer l’apprenant dans ce processus | L’enjeu pour Suzanne Borel Maisonny est d’impliquer l’apprenant dans ce processus d’enregistrement du mécanisme. Elle considère que pour aider les apprenants à entrer dans le langage oral, c’est-à-dire le transcodage des segments écrits en segments oraux, il est pertinent d’introduire des gestes symboliques. En effet, la théorie de Suzanne Borel-Maisonny repose sur l’idée que la lecture gestuée ou "phonomimie" favorise l’acquisition du principe alphabétique. Par ailleurs, elle suggère de commencer par l’association geste-son, ensuite geste-graphie pour faciliter l’accès à l’association son-graphie. Elle affirme : « chez les dyslexiques l’association geste-son est plus rapide et plus sûre que l’association geste signe-écrit. Nous avons vu des enfants lire les gestes, prononcer les sons qui leur sont montrés de cette façon, et qui cependant restaient encore incapables de lire l’écriture. Il faut donc recourir aux gestes sans se lasser avant de ne laisser subsister que ce qui importe, c’est-à-dire l’association signe écrit-son.» | ||
d’enregistrement du mécanisme. Elle considère que pour aider les apprenants à entrer dans le langage oral, c’est-à-dire le transcodage des segments écrits en segments oraux, il est pertinent d’introduire des gestes symboliques. En effet, la théorie de Suzanne Borel-Maisonny repose sur l’idée que la lecture | |||
gestuée ou "phonomimie" favorise l’acquisition du principe alphabétique. Par ailleurs, elle suggère de commencer par l’association geste-son, ensuite geste-graphie pour faciliter l’accès à l’association son-graphie. Elle affirme : « chez les dyslexiques l’association geste-son est plus rapide et plus sûre que l’association geste signe-écrit. Nous avons vu des enfants lire les gestes, prononcer les sons qui leur sont montrés de cette façon, et qui cependant restaient encore incapables de lire l’écriture. Il faut donc recourir aux gestes sans se lasser avant de ne laisser subsister que ce qui importe, c’est-à-dire l’association signe écrit-son.» | |||
''In fine'', l’enjeu de la méthode est de développer les capacités de transcodage grapho- phonémique des élèves. Le geste constitue un support à la relation graphème-phonème. Cette symbolisation corporelle et spatiale a pour but de favoriser le décodage du code | ''In fine'', l’enjeu de la méthode est de développer les capacités de transcodage grapho- phonémique des élèves. Le geste constitue un support à la relation graphème-phonème. Cette symbolisation corporelle et spatiale a pour but de favoriser le décodage du code | ||
complexe de la langue. Pour S. Borel-Maisonny, « des gestes seront attachés à chacun des signes écrits et y resteront attachés jusqu’à acquisition complète de l’énonciation de ces derniers. » Elle recommande aussi qu’il n’y ait pas d’apprentissage de l’alphabet mais juste du son des lettres, pour ne pas avoir de confusion sur le nom de la lettre et le son qu’elle fait.<br> | complexe de la langue. Pour S. Borel-Maisonny, « des gestes seront attachés à chacun des signes écrits et y resteront attachés jusqu’à acquisition complète de l’énonciation de ces derniers. » Elle recommande aussi qu’il n’y ait pas d’apprentissage de l’alphabet mais juste du son des lettres, pour ne pas avoir de confusion sur le nom de la lettre et le son qu’elle fait.<br> | ||
'''Présentation des gestes'''<br> | '''Présentation des gestes'''<br> | ||
La méthode consiste à associer à chaque phonème, un geste, et ce quelles que soient les | La méthode consiste à associer à chaque phonème, un geste, et ce quelles que soient les graphies de ce son. Les gestes imaginés par Suzanne Borel Maisonny peuvent être classés en quatre catégories. Certains sont représentatifs d’une forme graphique, ils constituent une entrée | ||
graphies de ce son. | implicite dans l’écrit car l'image spatiale du phonème se rapproche de la forme écrite de la | ||
lettre.<br> | |||
Exemples :<br> | |||
catégories. Certains sont représentatifs d’une forme graphique, ils constituent une entrée | /s/ Le geste associé à la lettre s se construit en représentant la forme graphique de la lettre l’index tendu.<br> | ||
implicite dans l’écrit car image spatiale du phonème se rapproche de la forme écrite de la | /m/ Pour produire le geste associé à la lettre m, on placera le pouce, l’index et le majeur, rigides, le bout appuyé sur la table.<br> | ||
lettre. | /v/ Le v se construit de la manière suivante : poignets joints et paumes écartées.<br> | ||
D’autres gestes sont représentatifs d’une image articulatoire, ils miment les mouvements produits par les organes articulatoires mobilisés.<br> | |||
Le geste associé à la lettre s | Exemples :<br> | ||
de la lettre l’index tendu. | /ʀ/ Pour le geste r, on placera l’index sur le côté du larynx, afin que l’enfant puisse sentir le raclement qui accompagne l’émission de cette consonne.<br> | ||
/a/ On montrera la main ouverte rappelant la bouche ouverte. Cette analogie suffit aux enfants.<br> | |||
Pour produire le geste associé à la lettre m, on placera le pouce, l’index et le | /l/ On porte l’index devant la bouche en le dressant vers le haut, comme fait la pointe de la langue dans la prononciation de cette consonne.<br> | ||
majeur, rigides, le bout appuyé sur la table. | D’autres gestes souligneront l’idée d’écoulement.<br> | ||
Exemple :<br> | |||
Le v | /f/ On accompagne la prononciation d’un mouvement de tout le bras de droite à gauche si on fait face à l’enfant. Ce mouvement rappelle à la fois le son et la barre horizontale de la lettre f.<br> | ||
Enfin, on associe le signe à une petite scène ("phonomimie").<br> | |||
D’autres gestes sont représentatifs d’une image articulatoire, ils miment les mouvements | Exemples :<br> | ||
produits par les organes articulatoires mobilisés. | /wa/ On fait entendre un aboiement, on ouvre et ferme le poing avec vivacité, on dessine une tête de chien.<br> | ||
/, le geste est associé au rythme du cri du canard. Avec le pouce et le | |||
Pour le geste r, on placera l’index sur le côté du larynx, afin que l’enfant | |||
puisse sentir le raclement qui accompagne l’émission de cette consonne. | |||
analogie suffit aux enfants. | |||
la pointe de la langue dans la prononciation de cette consonne. | |||
D’autres gestes souligneront l’idée d’écoulement. | |||
à gauche si on fait face à l’enfant. Ce mouvement rappelle à la fois le son et | |||
la barre horizontale. | |||
on dessine une tête de chien. | |||
majeur, l’apprenant crée une forme d’un bec, et il les pose sur le nez pour | majeur, l’apprenant crée une forme d’un bec, et il les pose sur le nez pour | ||
expliquer la nasalisation du son. | expliquer la nasalisation du son. | ||
Version du 1 février 2023 à 11:36
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Titre :
Orthophoniste
Série :
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
16 minutes
Format :
Parlant - Couleur -
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Thèmes médicaux
- Aspects divers de la maladie, du patient et de l'intervention médicale
- Personnes et caractéristiques personnelles en pathologie. Caractéristiques du patient
- Traitement
- Stomatologie. Cavité orale. Affections de la bouche et des dents
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Oui.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Non.
- Interview : Oui.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.
Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?
Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?
Diffusion et réception
Où le film est-il projeté ?
Communications et événements associés au film
Public
Audience
Descriptif libre
Notes complémentaires
Références et documents externes
Contributeurs
- Auteurs de la fiche : Élisabeth Fuchs

