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« Orthophoniste » : différence entre les versions
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Plan serré sur deux fillettes d'environ 6 ans habillées de façon identique et une jeune femme qui tient la main de l'une des petites pour lui faire sentir son souffle lors de la production du son /f/. Il s'agit d'une séance de démutisation. Les enfants ont les yeux rivés sur l'adulte. Celle dont elle tient la main imite ses mouvements buccaux. L'adulte prononce plusieurs fois la syllabe /fa/ d'une voix forte en trainant un peu sur la voyelle. Elle pose l'autre main de l'enfant sur son larynx pour lui faire sentir les vibrations correspondant à la voyelle. L'enfant réussit à produire la syllabe de façon approximative, l'adulte sourit. L'angle se resserre sur la fillette qui ne faisait que regarder jusque-là. Elle sollicite du geste la jeune femme. Celle-ci commence par régler la prothèse auditive de l'enfant qui s'est mise à siffler. L'adulte fait répéter des syllabes commençant par /f/ à la fillette. L'enchainement des phonèmes n'est pas fluide et les voyelles restent imprécises. En particulier, les formes labiales ne sont pas adaptées.<br> | Plan serré sur deux fillettes d'environ 6 ans habillées de façon identique et une jeune femme qui tient la main de l'une des petites pour lui faire sentir son souffle lors de la production du son /f/. Il s'agit d'une séance de démutisation. Les enfants ont les yeux rivés sur l'adulte. Celle dont elle tient la main imite ses mouvements buccaux. L'adulte prononce plusieurs fois la syllabe /fa/ d'une voix forte en trainant un peu sur la voyelle. Elle pose l'autre main de l'enfant sur son larynx pour lui faire sentir les vibrations correspondant à la voyelle. L'enfant réussit à produire la syllabe de façon approximative, l'adulte sourit. L'angle se resserre sur la fillette qui ne faisait que regarder jusque-là. Elle sollicite du geste la jeune femme. Celle-ci commence par régler la prothèse auditive de l'enfant qui s'est mise à siffler. L'adulte fait répéter des syllabes commençant par /f/ à la fillette. L'enchainement des phonèmes n'est pas fluide et les voyelles restent imprécises. En particulier, les formes labiales ne sont pas adaptées.<br> | ||
Une voix off explique qu'"à la fondation Borel-Maisonny, Hélène, orthophoniste, retrouve plusieurs fois par semaine ses élèves, Béatrice et Nadia, qui sont sourdes profondes." On notera l'utilisation du mot "élèves" qui seraient remplacé par "patientes" de nos jours (2023) et correspond au terme "cours d'orthophonie" encore utilisé dans les années 1980 (au lieu de séances d'orthophonie).<br> | Une voix off explique qu'"à la fondation Borel-Maisonny, Hélène, orthophoniste, retrouve plusieurs fois par semaine ses élèves, Béatrice et Nadia, qui sont sourdes profondes." On notera l'utilisation du mot "élèves" qui seraient remplacé par "patientes" de nos jours (2023) et correspond au terme "cours d'orthophonie" encore utilisé dans les années 1980 (au lieu de séances d'orthophonie).<br> | ||
Ensuite, Hélène écrit la lettre t sur une feuille de papier. Elle prononce le son /t/ à plusieurs reprises en l'accompagnant d'un petit mouvement du pouce et de l'index (il s'agit du geste associé au son /t/ dans la méthode phonético-gestuelle élaborée par Suzanne Borel-Maisonny). Les fillettes, très souriantes et investies dans l'exercice, essaient spontanément de reproduire à la fois le son et le geste. L'orthophoniste forme une toute petite boule de papier, la pose sur le dos de sa main et la fait s'envoler en prononçant le son /t/. L'objectif ici est de travailler la précision du mouvement d'occlusion rapide de la pointe de la langue contre les dents. Les fillettes considèrent manifestement l'exercice comme un jeu et le reproduisent à tour de rôle avec bonne humeur. Ensuite, l'orthophoniste leur propose un exercice de discrimination de consonnes : elle prononce une consonne et l'enfant doit montrer la lettre correspondante écrite sur une feuille de papier.<br> | Ensuite, Hélène écrit la lettre t sur une feuille de papier. Elle prononce le son /t/ à plusieurs reprises en l'accompagnant d'un petit mouvement du pouce et de l'index (il s'agit du geste associé au son /t/ dans la méthode phonético-gestuelle élaborée par Suzanne Borel-Maisonny). Les fillettes, très souriantes et investies dans l'exercice, essaient spontanément de reproduire à la fois le son et le geste. L'orthophoniste forme une toute petite boule de papier, la pose sur le dos de sa main et la fait s'envoler en prononçant le son /t/. L'objectif ici est de travailler la précision du mouvement d'occlusion rapide de la pointe de la langue contre les dents. Les fillettes considèrent manifestement l'exercice comme un jeu et le reproduisent à tour de rôle avec bonne humeur. Ensuite, l'orthophoniste leur propose un exercice de discrimination de consonnes : elle prononce une consonne en y associant le geste correspondant et l'enfant doit montrer la lettre correspondante écrite sur une feuille de papier.<br> | ||
Gros plan sur le visage d'une jeune fille de 10-12 ans qui explique en voix off que son amie Florence et elle-même, Laure, veulent devenir | Gros plan sur le visage d'une jeune fille de 10-12 ans qui explique en voix off que son amie Florence et elle-même, Laure, veulent devenir orthophonistes. Elle définit brièvement la profession : les orthophonistes sont spécialisées dans la rééducation du langage. En parallèle, la séance d'orthophonie des fillettes se poursuit. (On remarquera que souvent, dans la série [[Crp:Je_veux_être_toi|Je veux être toi]], les enfants intéressés par la profession du jour sont des deux sexes. Ici, il n'y a pas de garçon. On voit parfois des hommes assister aux séances dans l'émission mais on ne sait pas s'il s'agit d'orthophonistes, d'autres professionnels, de stagiaires ou peut-être des pères des enfants en séance.)(02:23)<br> | ||
Autre plan très serré sur l'une des fillettes sourdes et une autre orthophoniste, Françoise, qui travaillent avec un phonodioscope. Comme précédemment (mais avec un équipement technologique bien plus évolué), l'objectif est de pallier le manque d'informations auditives perçues par l'enfant en le remplaçant par des informations visuelles (geste de la main, tracé de l'appareil) et tactiles (perception du souffle ou des vibrations du larynx).<br> | Autre plan très serré sur l'une des fillettes sourdes et une autre orthophoniste, Françoise, qui travaillent avec un phonodioscope. Comme précédemment (mais avec un équipement technologique bien plus évolué), l'objectif est de pallier le manque d'informations auditives perçues par l'enfant en le remplaçant par des informations visuelles (geste de la main, tracé de l'appareil) et tactiles (perception du souffle ou des vibrations du larynx).<br> | ||
En voix off, Laure demande pourquoi il faut apprendre à parler à ces enfants. Sa question sous-entend une constatation simple : en principe, les enfants apprennent à parler spontanément, sans qu'on ait besoin de leur faire faire d'exercices spécifiques, surtout à un âge aussi "avancé". La réponse qui lui est donnée insiste à la fois sur l'importance de l'audition dans l'acquisition du langage par l'enfant petit et sur l'utilité du langage : agir sur les autres, traduire sa pensée et ses sensations. (02:57)<br> | En voix off, Laure demande pourquoi il faut apprendre à parler à ces enfants. Sa question sous-entend une constatation simple : en principe, les enfants apprennent à parler spontanément, sans qu'on ait besoin de leur faire faire d'exercices spécifiques, surtout à un âge aussi "avancé". La réponse qui lui est donnée insiste à la fois sur l'importance de l'audition dans l'acquisition du langage par l'enfant petit et sur l'utilité du langage : agir sur les autres, traduire sa pensée et ses sensations. (02:57)<br> | ||
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Pendant que le garçon fait ses exercices, la voix off continue à parler du travail de l'orthophoniste. Dans cette explication, on relève la phrase suivante : "(...) c'est tout de même utile d'employer le langage qui circule le plus couramment parmi les gens." On peut l'interpréter comme une justification de la méthode oraliste (d'où les séances de démutisation) par rapport à l'acquisition et à l'usage de la langue des signes par les enfants sourds, les positions des professionnels du domaine étant à l'époque extrêmement tranchées et complétement opposées à l'apprentissage et à l'utilisation de la langue des signes.<br> | Pendant que le garçon fait ses exercices, la voix off continue à parler du travail de l'orthophoniste. Dans cette explication, on relève la phrase suivante : "(...) c'est tout de même utile d'employer le langage qui circule le plus couramment parmi les gens." On peut l'interpréter comme une justification de la méthode oraliste (d'où les séances de démutisation) par rapport à l'acquisition et à l'usage de la langue des signes par les enfants sourds, les positions des professionnels du domaine étant à l'époque extrêmement tranchées et complétement opposées à l'apprentissage et à l'utilisation de la langue des signes.<br> | ||
Dialogue entre les deux orthophonistes et Laure et Florence. Les jeunes femmes expliquent que le langage oral est notre outil de communication et qu'il faut qu'il le devienne également pour les enfants sourds. Pour cela, elles utilisent des techniques et appareils de visualisation de la voix. La petite séquence de questions-réponses qui suit est entrecoupée de courts extraits de séances d'orthophonie. (04:46)<br> | Dialogue entre les deux orthophonistes et Laure et Florence. Les jeunes femmes expliquent que le langage oral est notre outil de communication et qu'il faut qu'il le devienne également pour les enfants sourds. Pour cela, elles utilisent des techniques et appareils de visualisation de la voix. La petite séquence de questions-réponses qui suit est entrecoupée de courts extraits de séances d'orthophonie. (04:46)<br> | ||
Hélène travaille avec une autre fillette, Valérie, qui lit un passage du Petit Chaperon rouge. Il s'agit à la fois d'un exercice de lecture à haute voix, d'articulation et de compréhension du texte écrit (Hélène attire l'attention de Valérie sur l'illustration pour lui montrer le "capuchon de laine rouge", le terme semblant lui poser quelques problèmes au moment où elle le déchiffre). L'articulation de la fillette est globalement bonne, mis à part quelques désonorisations ("elle habitait" : /ɛlapitɛ/). La mélodie de la phrase n'est pas respectée. Ces deux éléments nécessitent que l'interlocuteur de l'enfant soit particulièrement attentif pour la comprendre. | Hélène travaille avec une autre fillette, Valérie, qui lit un passage du Petit Chaperon rouge. Il s'agit à la fois d'un exercice de lecture à haute voix, d'articulation et de compréhension du texte écrit (Hélène attire l'attention de Valérie sur l'illustration pour lui montrer le "capuchon de laine rouge", le terme semblant lui poser quelques problèmes au moment où elle le déchiffre). L'articulation de la fillette est globalement bonne, mis à part quelques désonorisations ("elle habitait" : /ɛlapitɛ/). La mélodie de la phrase n'est pas respectée. Ces deux éléments nécessitent que l'interlocuteur de l'enfant soit particulièrement attentif pour la comprendre.<br> | ||
En opposant la réaction des gens "de l'extérieur" ( | Changement de plan : Laure et Florence demandent à l'adulte assise près de Valérie (peut-être sa mère) si cette dernière est complètement sourde. L'adulte répond que oui mais qu'elle commence "à se débrouiller dans la vie", ce qui est une affirmation un peu vague. Françoise explique qu'un enfant sourd, s'il est aimé par sa famille peut être "tout à fait équilibré et à l'aise dans sa peau". Pendant ces conversations, Valérie tourne systématiquement la tête vers la personne qui parle.<br> | ||
'''Séances d'orthophonie au | En opposant la réaction des gens "de l'extérieur" (À quoi ? Au monde des enfants sourds, à la fondation Borel-Maisonny, à la profession d'orthophoniste ?) qui "prennent des mines attristées" quand on leur parle de travail avec les enfants sourds, Françoise explique ce qui la réjouit dans son travail : voir naître un langage, donner à l'enfant le pouvoir de s'exprimer. Hélène, assise à côté d'elle, sourit et acquiesce.(06:15)<br> | ||
Gros plan sur le visage souriant et attentif de Florence puis Laure. Elles assistent à une séance d'éducation auditive avec un groupe d'enfants entendants de 4-5 ans assis autour d'une petite table ovale. L'orthophoniste appelle le petit Marc, lui demande de se mettre debout près d'elle et de lui tourner le dos. Elle souffle tour à tour dans un pipeau, un mélodica et une petite trompette, repose l'instrument sur la table et demande à Marc de l'identifier. Le garçonnet | '''Séances d'orthophonie au Centre d'orthophonie et de pédagogie appliquée'''<br> | ||
Gros plan sur le visage souriant et attentif de Florence puis Laure. Elles assistent à une séance d'éducation auditive avec un groupe d'enfants entendants de 4-5 ans assis autour d'une petite table ovale. L'orthophoniste appelle le petit Marc, lui demande de se mettre debout près d'elle et de lui tourner le dos. Elle souffle tour à tour dans un pipeau, un mélodica et une petite trompette, repose l'instrument sur la table et demande à Marc de l'identifier. Le garçonnet réussit parfois du premier coup, parfois non. En voix off, Laure interroge l'orthophoniste sur ce travail. La séquence suivante la montre en train en train de parler à l'orthophoniste en présence de Florence et d'un homme et d'une femme. (Le spectateur a déjà vu ces derniers sur les bords du cadre lors de la séance d'éducation auditive, la caméra étant centrée sur les enfants assis autour de la table.) L'orthophoniste explique que même si leur audition est intacte, ces enfants ont un retard de langage et parole "tout à fait classique" et que l'exercice avec les petits instruments de musique sert à exercer leur perception auditive. <br> | |||
Poursuite de la séance d'orthophonie avec les mêmes enfants. Un garçonnet place de petits animaux derrière, devant, à côté, etc. d'un grand chien gonflable posé sur la table. La question de Laure trahit son étonnement : "Pourquoi vous vous amusez à jouer avec le chien ?" Contrairement aux séances de démutisation où il s'agissait de répéter des sons avec des aides techniques plus ou moins sophistiquées et où leurs efforts étaient très perceptibles, cette séance où les enfants manipulent des jouets ne ressemble pas à une séance de "travail". L'orthophoniste explique alors que le jeu est le moyen par lequel elle fait passer les notions de langage que ces enfants n'ont pas acquises. <br> | Poursuite de la séance d'orthophonie avec les mêmes enfants. Un garçonnet place de petits animaux derrière, devant, à côté, etc. d'un grand chien gonflable posé sur la table. La question de Laure trahit son étonnement : "Pourquoi vous vous amusez à jouer avec le chien ?" Contrairement aux séances de démutisation où il s'agissait de répéter des sons avec des aides techniques plus ou moins sophistiquées et où leurs efforts étaient très perceptibles, cette séance où les enfants manipulent des jouets ne ressemble pas à une séance de "travail". L'orthophoniste explique alors que le jeu est le moyen par lequel elle fait passer les notions de langage que ces enfants n'ont pas acquises. <br> | ||
Autre exercice d'éducation auditive : plan très bref sur quatre de ces enfants qui tournent en rond en file indienne, les mains posées sur les épaules du camarade debout devant eux pendant que l'orthophoniste tape sur un tambourin. Le plan est trop court pour qu'on comprenne bien ce qui se passe. La consigne est probablement de s'immobiliser lorsque le tambourin arrête de jouer.<br> | Autre exercice d'éducation auditive : plan très bref sur quatre de ces enfants qui tournent en rond en file indienne, les mains posées sur les épaules du camarade debout devant eux pendant que l'orthophoniste tape sur un tambourin. Le plan est trop court pour qu'on comprenne bien ce qui se passe. La consigne est probablement de s'immobiliser lorsque le tambourin arrête de jouer.<br> | ||
Version du 15 février 2023 à 15:32
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Titre :
Orthophoniste
Série :
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
16 minutes
Format :
Parlant - Couleur -
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Thèmes médicaux
- Aspects divers de la maladie, du patient et de l'intervention médicale
- Personnes et caractéristiques personnelles en pathologie. Caractéristiques du patient
- Traitement
- Stomatologie. Cavité orale. Affections de la bouche et des dents
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Oui.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Non.
- Interview : Oui.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.
Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?
Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?
Diffusion et réception
Où le film est-il projeté ?
Communications et événements associés au film
Public
Audience
Descriptif libre
Notes complémentaires
Références et documents externes
Contributeurs
- Auteurs de la fiche : Élisabeth Fuchs

