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« Les infirmières : l'école du dévouement » : différence entre les versions
De MedFilm PPRD
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Trois infirmières s'activent dans une chambre commune. Elles vont dans le fond de la pièce où; isolées par un paravent, elles disposent des flacons sur une tablette. L'entretien collectif commence. Parmi les trois infirmières, deux sont internes "à l'école des Bleues" (cette école des « bleues » - en référence au manteau bleu des nouvelles élèves - est celle de l'AP, à distinguer des écoles d'infirmières municipales). Une des infirmières affirme qu'une bonne culture générale est nécessaire pour exercer ce métier. Elle détaille les disciplines enseignées pendant sa formation, elle estime que ces études sont très difficiles "parce que nous sommes d'abord fatiguées physiquement étant donné que nous faisons des stages le matin" avant de suivre ces cours et de retourner travailler le soir." Elle précise qu'en plus de la prise en charge des frais d'équipement, l'AP prévoit une rémunération des étudiantes de "3700 anciens francs". Le journaliste : "Comment faites-vous pour ajouter aux 37 francs de chaque mois?" L'infirmière : "Et bien on fait des veilles le samedi" " - Je croyais que c'était votre seul jour de sortie de la semaine?", " - Oui mais c'est aussi le seul où l'on peut gagner de l'argent." Le journaliste évoque l'engagement imposé par l'AP de travailler cinq ans pour cette institution en échange de la gratuité des études. L'infirmière estime que cet engagement "pose un problème": "On est jeunes, on pense à l'avenir, on voudrait se marier." Or, comme ces élèves viennent de province, et que leurs fiancés y vivent aussi, elles en sont éloignées pendant sept ans (le temps de leurs études et le temps de l'engagement). Sourire triste de l'infirmière qui ne cherche pas à cacher la difficulté de la situation qu'elle partage avec ses collègues. Des plans de coupe sur le visage des deux autres infirmières présentes symbolisent cette communauté de conditions qu'elles connaissent. Le journaliste demande à une autre des trois infirmières si elle s'est habituée "à la souffrance". Elle répond "non" avant même qu'il n'ait fini sa question, elle ajoute d'une voix calme mais ferme : "L'habitude, c'est tellement mauvais... On ne s'habitue jamais à la souffrance mais on arrive à la dépasser." Plans de coupe sur les infirmières en action dans la salle commune : l'une soutient une malade qui marche dans l'allée, deux autres réajustent la literie d'une autre malade. (07:24) | Trois infirmières s'activent dans une chambre commune. Elles vont dans le fond de la pièce où; isolées par un paravent, elles disposent des flacons sur une tablette. L'entretien collectif commence. Parmi les trois infirmières, deux sont internes "à l'école des Bleues" (cette école des « bleues » - en référence au manteau bleu des nouvelles élèves - est celle de l'AP, à distinguer des écoles d'infirmières municipales). Une des infirmières affirme qu'une bonne culture générale est nécessaire pour exercer ce métier. Elle détaille les disciplines enseignées pendant sa formation, elle estime que ces études sont très difficiles "parce que nous sommes d'abord fatiguées physiquement étant donné que nous faisons des stages le matin" avant de suivre ces cours et de retourner travailler le soir." Elle précise qu'en plus de la prise en charge des frais d'équipement, l'AP prévoit une rémunération des étudiantes de "3700 anciens francs". Le journaliste : "Comment faites-vous pour ajouter aux 37 francs de chaque mois?" L'infirmière : "Et bien on fait des veilles le samedi" " - Je croyais que c'était votre seul jour de sortie de la semaine?", " - Oui mais c'est aussi le seul où l'on peut gagner de l'argent." Le journaliste évoque l'engagement imposé par l'AP de travailler cinq ans pour cette institution en échange de la gratuité des études. L'infirmière estime que cet engagement "pose un problème": "On est jeunes, on pense à l'avenir, on voudrait se marier." Or, comme ces élèves viennent de province, et que leurs fiancés y vivent aussi, elles en sont éloignées pendant sept ans (le temps de leurs études et le temps de l'engagement). Sourire triste de l'infirmière qui ne cherche pas à cacher la difficulté de la situation qu'elle partage avec ses collègues. Des plans de coupe sur le visage des deux autres infirmières présentes symbolisent cette communauté de conditions qu'elles connaissent. Le journaliste demande à une autre des trois infirmières si elle s'est habituée "à la souffrance". Elle répond "non" avant même qu'il n'ait fini sa question, elle ajoute d'une voix calme mais ferme : "L'habitude, c'est tellement mauvais... On ne s'habitue jamais à la souffrance mais on arrive à la dépasser." Plans de coupe sur les infirmières en action dans la salle commune : l'une soutient une malade qui marche dans l'allée, deux autres réajustent la literie d'une autre malade. (07:24) | ||
'''"Quand c'est bien fait, c'est remarquable"''' | |||
Entretien avec une infirmière en chirurgie. Isolée dans le champ, son visage doux et gracile en gros plan, elle répond aux questions avec précision et timidité. En plans de coupe, elle est montrée poussant un chariot dans une chambre où, sous la surveillance de la malade qui la regarde avec attention, elle prépare une seringue, fait un pansement à l'aide de pinces, arrange la literie (elle parle de "nursing" parmi les tâches qu'elle doit accomplir". Elle explique que la technicité du métier d'infirmière l'a poussée à le choisir. Maîtriser celle-ci permet de travailler "rapidement, efficacement", et d'"appliquer la thérapeutique du médecin de façon parfaite". Elle ajoute : "C'est ce qui me plaît, parce que quand c'est très bien fait, c'est dur et c'est remarquable." Elle explique qu'elle aime la médecine, qu'elle a renoncé aux études en médecine à cause de leur longueur. Cette séquence fait le portrait d'une jeune femme qui aurait voulu être médecin et s'est rabattue sur le métier d'infirmier pour s'approcher le plus possible de sa pratique, priorisant la compétence technique. (09:48) | Entretien avec une infirmière en chirurgie. Isolée dans le champ, son visage doux et gracile en gros plan, elle répond aux questions avec précision et timidité. En plans de coupe, elle est montrée poussant un chariot dans une chambre où, sous la surveillance de la malade qui la regarde avec attention, elle prépare une seringue, fait un pansement à l'aide de pinces, arrange la literie (elle parle de "nursing" parmi les tâches qu'elle doit accomplir". Elle explique que la technicité du métier d'infirmière l'a poussée à le choisir. Maîtriser celle-ci permet de travailler "rapidement, efficacement", et d'"appliquer la thérapeutique du médecin de façon parfaite". Elle ajoute : "C'est ce qui me plaît, parce que quand c'est très bien fait, c'est dur et c'est remarquable." Elle explique qu'elle aime la médecine, qu'elle a renoncé aux études en médecine à cause de leur longueur. Cette séquence fait le portrait d'une jeune femme qui aurait voulu être médecin et s'est rabattue sur le métier d'infirmier pour s'approcher le plus possible de sa pratique, priorisant la compétence technique. En montrant la passion que cette responsabilité est susceptible d'inspirer, il contrebalance l'entretien collectif avec des infirmières qui insistaient sur les conditions difficiles pour s'y préparer. (09:48) | ||
Itws d'élèves infirmières : à la question si elles souhaitent se spécialiser, la réponse et l'intérêt sont unanimes / Itw d’une infirmière - garde de nuit / Itw d'une infirmière chez elle : pense qu'être | Itws d'élèves infirmières : à la question si elles souhaitent se spécialiser, la réponse et l'intérêt sont unanimes / Itw d’une infirmière - garde de nuit / Itw d'une infirmière chez elle : pense qu'être | ||
Version du 24 août 2023 à 16:37
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Titre :
Les infirmières : l'école du dévouement
Série :
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
42 minutes
Format :
Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Commanditaires :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Oui.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Oui.
- Interview : Oui.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.
Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?
Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?
Diffusion et réception
Où le film est-il projeté ?
Communications et événements associés au film
Public
Audience
Descriptif libre
Notes complémentaires
Références et documents externes
Contributeurs
- Auteurs de la fiche : Joël Danet

