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« Les infirmières : l'école du dévouement » : différence entre les versions
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'''La vie "électrique" qu'on mène à l'hôpital''' | '''La vie "électrique" qu'on mène à l'hôpital''' | ||
Vue sur l'inscription "Hôpital des enfants malades" pour indiquer que la séquence se déroule dans un service pédiatrique. Le commentaire indique que des agents hospitaliers, intéressées par le métier d'infirmière, ont pu avoir accès aux études correspondantes "dans le cadre de la promotion professionnelle". Il indique les modalités de cet accès. Une infirmière prépare un lit d'enfant dans une chambre. Sur un fond de cris d'enfants hors champ, elle explique au journaliste comment, étant agent hospitalier, elle engage des études infirmières. Elle affirme que la mesure de promotion professionnelle lui permet cette démarche. Si elle avait dû continuer de travailler, elle ne l'aurait pas entreprise. Grand hall d'école, des infirmières en discussion, sourire aux lèvres, échanges animés. Commentaire en off : "Au cours des études, les stages pratiqués dans les différents service n'ont pas seulement révélé les aspects encourageants de la profession". La formule est un euphémisme pour suggérer que ces stages ont fait prendre conscience aux étudiantes des aspects les plus difficiles (les plus ingrats?) de la profession qu'elles envisagent. Dans un amphithéâtre, la voix d'un homme resté en off, qu'on devine être celle d'un professeur, demande aux étudiantes qui souhaitent devenir "infirmières soignantes", c'est-à-dire non spécialisées, de se désigner. L'assemblée est nombreuse, seules quelques unes d'entre elles se lèvent. Gros plan sur l'une d'elles qui explique, résolue : "L'infirmière soignante est beaucoup plus proche du malade". Elle ajoute avec un sourire : "... et on a tellement besoin d'infirmières dans les salles". Une autre étudiante estime que si elle, et la grande majorité de ses paires, se spécialisent, c'est "pour échapper aux conditions difficiles de la vie des infirmières soignantes". Reportage dans des services, une infirmière détaille l'organisation de sa journée. Celle-ci commence à 15h et finit à 23h. L'infirmière commence par saluer ses malades, prend connaissance du rapport donné par l'infirmière de jour. Elle accomplit des actes médicaux en relais du médecin qui se décharge volontiers sur elle. Comme elle se trouve "à la tête d'une salle de 33 malades en chirurgie", elle se sent "surchargée et énervée". Elle a peur que le temps passé finisse par l'user : "Je me demande : 'est-ce que dans dix ans tu seras encore capable de faire ce que tu fais actuellement?'" Le journaliste lui demandant si elle songe à abandonner son métier, elle répond qu'elle "l'adore" et quelle ne veut "pas le lâcher". Le journaliste lui demandant ses conditions de logement, elle répond que l'hôpital lui a fourni une chambre. Plan d'une pièce étroite mais ordonnée et coquettement meublée, puis d'un espace cuisine où l'infirmière en cheveux pose une cafetière sur un des deux brûleurs de son réchaud. Plans impudiques sur l'étendoir où du linge sèche accroché contre le pan de verre dépoli de la salle de bains. En voix off, l'infirmière explique que l'eau est uniquement disponible sur le palier. Les infirmières qui ne logent pas à l'hôpital touchent une indemnité. Pour l'infirmière interrogée, vivre en dehors du cadre de l'hôpital est "déjà une récompense". "On passe un tiers de sa vie à l'hôpital, un tiers qu'on peut multiplier par deux étant donné la vie électrique qu'on y mène." Elle espère pouvoir obtenir un poste qui la fasse travailler de jour. Elle ne sait pas quand cela sera possible. "- Et ça ne vous décourage pas?" réponse avec un sourire triste. "- Pas pour l'instant".(19:41) | Vue sur l'inscription "Hôpital des enfants malades" pour indiquer que la séquence se déroule dans un service pédiatrique. Le commentaire indique que des agents hospitaliers, intéressées par le métier d'infirmière, ont pu avoir accès aux études correspondantes "dans le cadre de la promotion professionnelle". Il indique les modalités de cet accès. Une infirmière prépare un lit d'enfant dans une chambre. Sur un fond de cris d'enfants hors champ, elle explique au journaliste comment, étant agent hospitalier, elle engage des études infirmières. Elle affirme que la mesure de promotion professionnelle lui permet cette démarche. Si elle avait dû continuer de travailler, elle ne l'aurait pas entreprise. Grand hall d'école, des infirmières en discussion, sourire aux lèvres, échanges animés. Commentaire en off : "Au cours des études, les stages pratiqués dans les différents service n'ont pas seulement révélé les aspects encourageants de la profession". La formule est un euphémisme pour suggérer que ces stages ont fait prendre conscience aux étudiantes des aspects les plus difficiles (les plus ingrats?) de la profession qu'elles envisagent. Dans un amphithéâtre, la voix d'un homme resté en off, qu'on devine être celle d'un professeur, demande aux étudiantes qui souhaitent devenir "infirmières soignantes", c'est-à-dire non spécialisées, de se désigner. L'assemblée est nombreuse, seules quelques unes d'entre elles se lèvent. Gros plan sur l'une d'elles qui explique, résolue : "L'infirmière soignante est beaucoup plus proche du malade". Elle ajoute avec un sourire : "... et on a tellement besoin d'infirmières dans les salles". Une autre étudiante estime que si elle, et la grande majorité de ses paires, se spécialisent, c'est "pour échapper aux conditions difficiles de la vie des infirmières soignantes". Reportage dans des services, une infirmière détaille l'organisation de sa journée. Celle-ci commence à 15h et finit à 23h. L'infirmière commence par saluer ses malades, prend connaissance du rapport donné par l'infirmière de jour. Elle accomplit des actes médicaux en relais du médecin qui se décharge volontiers sur elle. Comme elle se trouve "à la tête d'une salle de 33 malades en chirurgie", elle se sent "surchargée et énervée". Elle a peur que le temps passé finisse par l'user : "Je me demande : 'est-ce que dans dix ans tu seras encore capable de faire ce que tu fais actuellement?'" Le journaliste lui demandant si elle songe à abandonner son métier, elle répond qu'elle "l'adore" et quelle ne veut "pas le lâcher". Le journaliste lui demandant ses conditions de logement, elle répond que l'hôpital lui a fourni une chambre. Plan d'une pièce étroite mais ordonnée et coquettement meublée, puis d'un espace cuisine où l'infirmière en cheveux pose une cafetière sur un des deux brûleurs de son réchaud. Plans impudiques sur l'étendoir où du linge sèche accroché contre le pan de verre dépoli de la salle de bains. En voix off, l'infirmière explique que l'eau est uniquement disponible sur le palier. Plus tard, dans le reportage (à 21.59), le commentaire précise que si les étudiantes ne sont pas contraintes de loger dans l'hôpital, certaines s'y résolvent étant données les difficultés pour se loger à Paris. Les infirmières qui ne logent pas à l'hôpital touchent une indemnité. Pour l'infirmière interrogée, vivre en dehors du cadre de l'hôpital est "déjà une récompense". "On passe un tiers de sa vie à l'hôpital, un tiers qu'on peut multiplier par deux étant donné la vie électrique qu'on y mène." Elle espère pouvoir obtenir un poste qui la fasse travailler de jour. Elle ne sait pas quand cela sera possible. "- Et ça ne vous décourage pas?" réponse avec un sourire triste. "- Pas pour l'instant".(19:41) | ||
'''"Un mode de vie très différent"''' | '''"Un mode de vie très différent"''' | ||
Nouvel entretien avec une infirmière qui a terminé sa "veille" qui a duré de 22h à 7h du matin. Elle se tient devant un mur nu, tête nue, avec sa coiffe dans ses mains que se doigts lissent dans un geste de nervosité. Elle fait six fois ces veilles par semaine. Elle admet qu'elle va se reposer quelquefois durant ces plages de travail, quand la surveillante le permet. Elle travaille depuis un mois, dans un poste d'urgence de quinze lits. Elle va rester de veille "six mois ou un an". Pour elle, de tels horaires sont contraignants parce qu'ils empêchent les sorties, la fréquentation d'amis. Elle répond "oui" au journaliste qui lui demande si estime avoir un "mode de vie très différent". (20:47) Une autre infirmière, interrogée au chevet d'un lit qu'elle était entrain de préparer, auquel le journaliste demande s'il lui est difficile de quitter en pensée ses malades, répond qu'une infirmière "est soumise très jeune à des problèmes humains" qui occupent continuellement ses pensées. Comme l'infirmière précédemment interrogée, celle-ci insiste sur le fait que par la pratique de son métier, elle est différente des autres femmes de son âge. Le métier d'infirmière, en confrontant à la souffrance humaine, sépare celle qui l'exerce de ses proches ou des personnes qui ont son âge et une situation similaire. "Un malade incurable, poursuit l'infirmière qui se tient toujours au chevet du lit, va poser à l'infirmière la question de confiance, il lui demandera de dire la vérité. Pour l'infirmière, ça pose un problème de conscience". La gravité qui se lit sur son visage appuie celle de son propos. De façon générale, les infirmières interrogées, si elles ont l'embarras et la timidité communs aux personnes qui n'ont pas l'habitude de la confrontation à la caméra, sont enhardies par le besoin de dire l'intérêt profond qu'elles trouvent dans leur métier, les difficultés matérielles qu'elles doivent endurer pour l'étudier et le pratiquer, et les vérités humaines auxquelles il les confronte qui les oblige à mûrir plus vite. "Une infirmière peut se distraire comme les autres jeunes filles, mais dans certaines réunions, tout lui semblera futile au regard des problèmes auxquels elle doit faire face toute une journée".(21:48) | Nouvel entretien avec une infirmière qui a terminé sa "veille" qui a duré de 22h à 7h du matin. Elle se tient devant un mur nu, tête nue, avec sa coiffe dans ses mains que se doigts lissent dans un geste de nervosité. Elle fait six fois ces veilles par semaine. Elle admet qu'elle va se reposer quelquefois durant ces plages de travail, quand la surveillante le permet. Elle travaille depuis un mois, dans un poste d'urgence de quinze lits. Elle va rester de veille "six mois ou un an". Pour elle, de tels horaires sont contraignants parce qu'ils empêchent les sorties, la fréquentation d'amis. Elle répond "oui" au journaliste qui lui demande si estime avoir un "mode de vie très différent". (20:47) Une autre infirmière, interrogée au chevet d'un lit qu'elle était entrain de préparer, auquel le journaliste demande s'il lui est difficile de quitter en pensée ses malades, répond qu'une infirmière "est soumise très jeune à des problèmes humains" qui occupent continuellement ses pensées. Comme l'infirmière précédemment interrogée, celle-ci insiste sur le fait que par la pratique de son métier, elle est différente des autres femmes de son âge. Le métier d'infirmière, en confrontant à la souffrance humaine, sépare celle qui l'exerce de ses proches ou des personnes qui ont son âge et une situation similaire. "Un malade incurable, poursuit l'infirmière qui se tient toujours au chevet du lit, va poser à l'infirmière la question de confiance, il lui demandera de dire la vérité. Pour l'infirmière, ça pose un problème de conscience". La gravité qui se lit sur son visage appuie celle de son propos. De façon générale, les infirmières interrogées, si elles ont l'embarras et la timidité communs aux personnes qui n'ont pas l'habitude de la confrontation à la caméra, sont enhardies par le besoin de dire l'intérêt profond qu'elles trouvent dans leur métier, les difficultés matérielles qu'elles doivent endurer pour l'étudier et le pratiquer, et les vérités humaines auxquelles il les confronte qui les oblige à mûrir plus vite. "Une infirmière peut se distraire comme les autres jeunes filles, mais dans certaines réunions, tout lui semblera futile au regard des problèmes auxquels elle doit faire face toute une journée".(21:48) | ||
Des façades de bâtiments hospitaliers modernes pris en oblique, un panneau de béton au premier plan au graphisme sobre qui indique : "Clinique et Institut de stomatologie". Le commentaire évoque les projets de vie personnels des infirmières. "Ce métier qu'elle a choisi, qu'elle aime, sera-t-il compatible avec sa vie de femme?" Le procédé est récurrent dans le reportage : les faits généraux sont abordés dans des lieux spécifiques, il ne s'agit pas d'une visite de l'hôpital service par service pour une description systématique des tâches que les infirmières doivent accomplir dans chacun d'eux. | |||
Itw d'une infirmière chez elle : pense qu'être | Itw d'une infirmière chez elle : pense qu'être | ||
Version du 30 août 2023 à 09:26
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Titre :
Les infirmières : l'école du dévouement
Série :
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
42 minutes
Format :
Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Commanditaires :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Oui.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Oui.
- Interview : Oui.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.
Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?
Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?
Diffusion et réception
Où le film est-il projeté ?
Communications et événements associés au film
Public
Audience
Descriptif libre
Notes complémentaires
Références et documents externes
Contributeurs
- Auteurs de la fiche : Joël Danet

