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« Mot à mot : orthophonie » : différence entre les versions
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Le récit fondateur officiel<br> | Le récit fondateur officiel<br> | ||
Gros plan sur Suzanne Borel qui raconte l'épisode qui est généralement cité comme l'événement fondateur de l'orthophonie (alors qu'elle-même vient de le fixer a une date antérieure, cf. ''supra'') : "on" a fait appel à elle en tant que "demoiselle venant de la phonétique" pour savoir pourquoi des personnes opérées d'une division palatine ne parlaient pas. Le Dr Veau avait convoqué "pour elle" des patients qu'il avait opérés. Elle précise qu'il les avait "mis en place [...] d'une façon possible alors et qui ne serait pas possible maintenant" puisqu'il "les avait alignés dans la salle d'opération le long du mur", mettant ainsi en exergue une évolution des façons de traiter et de considérer les malades par le corps médical. Il lui avait demandé de les examiner afin que lui, le Dr Veau puisse comprendre pourquoi ces "sujets" étaient réfractaires à son traitement chirurgical ("Je les tous opère bien mais ils ne parlent pas tous bien.") On se trouve ici dans une situation où un médecin, homme, avoue son impuissance ou en tout cas, l'impuissance de son art, et demande de l'aide à une personne doublement extérieure au monde médical puisqu'elle est spécialisée en phonétique et que d'est une jeune femme (elle a alors une vingtaine d'années). Cette situation inédite définit et justifie à la fois implicitement et rétroactivement le statut de l'orthophonie comme '''profession paramédicale exercée par une écrasante majorité de femmes''' (chiffre ?)<br> | Gros plan sur Suzanne Borel qui raconte l'épisode qui est généralement cité comme l'événement fondateur de l'orthophonie (alors qu'elle-même vient de le fixer a une date antérieure, cf. ''supra'') : "on" a fait appel à elle en tant que "demoiselle venant de la phonétique" pour savoir pourquoi des personnes opérées d'une division palatine ne parlaient pas. Le Dr Veau avait convoqué "pour elle" des patients qu'il avait opérés. Elle précise qu'il les avait "mis en place [...] d'une façon possible alors et qui ne serait pas possible maintenant" puisqu'il "les avait alignés dans la salle d'opération le long du mur", mettant ainsi en exergue une évolution des façons de traiter et de considérer les malades par le corps médical. Il lui avait demandé de les examiner afin que lui, le Dr Veau puisse comprendre pourquoi ces "sujets" étaient réfractaires à son traitement chirurgical ("Je les tous opère bien mais ils ne parlent pas tous bien.") On se trouve ici dans une situation où un médecin, homme, avoue son impuissance ou en tout cas, l'impuissance de son art, et demande de l'aide à une personne doublement extérieure au monde médical puisqu'elle est spécialisée en phonétique et que d'est une jeune femme (elle a alors une vingtaine d'années). Cette situation inédite définit et justifie à la fois implicitement et rétroactivement le statut de l'orthophonie comme '''profession paramédicale exercée par une écrasante majorité de femmes''' (chiffre ?)<br> | ||
Plan poitrine sur le docteur Petit qui a pris la succession du Dr Veau à l'hôpital Saint Vincent de Paul et y a exercé jusqu'en 1975 (dates reprises dans un synthé à (04:18)), qui vient confirmer de son autorité médicale et de ses souvenirs ce qui vient d'être posé. Il est debout à côté du schéma d'une division palatine et devant un négatoscope sur lequel sont affichées trois radios. Il ne porte pas de blouse blanche car il est peut-être à la retraite. En effet, il est né en 1905, la date de 1975 donnée par le synthé indique probablement la fin de son activité professionnelle et l'émission est diffusée en 1979 (et donc probablement tournée en 1978 ou 1979). Si c'est le cas, cela signifie qu'il a été replacé dans son cadre de travail antérieur (ou dans un décor qui l'évoque) pour lui redonner l'autorité attachée à sa profession. Il raconte une anecdote particulièrement frappante selon laquelle le Dr Veau sur son lit de mort lui aurait dit : "De toute façon, je vous laisse quelque chose : je vous laisse Mme Borel." L'autorité d'un mourant, médecin qui plus est, ne | Plan poitrine sur le docteur Petit qui a pris la succession du Dr Veau à l'hôpital Saint Vincent de Paul et y a exercé jusqu'en 1975 (dates reprises dans un synthé à (04:18)), qui vient confirmer de son autorité médicale et de ses souvenirs ce qui vient d'être posé. Il est debout à côté du schéma d'une division palatine et devant un négatoscope sur lequel sont affichées trois radios. Il ne porte pas de blouse blanche car il est peut-être à la retraite. En effet, il est né en 1905, la date de 1975 donnée par le synthé indique probablement la fin de son activité professionnelle et l'émission est diffusée en 1979 (et donc probablement tournée en 1978 ou 1979). Si c'est le cas, cela signifie qu'il a été replacé dans son cadre de travail antérieur (ou dans un décor qui l'évoque) pour lui redonner l'autorité attachée à sa profession. Il raconte une anecdote particulièrement frappante selon laquelle le Dr Veau sur son lit de mort lui aurait dit : "De toute façon, je vous laisse quelque chose : je vous laisse Mme Borel." L'autorité d'un mourant, médecin qui plus est, ne pouvant certainement pas être contestée, le point de départ de l'orthophonie est fixé pour toujours.<br> | ||
Gros plan sur la photo d'un petit enfant porteur d'une fente labiale. L'intervieweuse demande au Dr Petit d'expliquer ce qu'est une division palatine. Il répond, schémas à l'appui, en expliqua,t la différence entre une fente palatine et une fente labio-palatine. | |||
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Version du 22 janvier 2024 à 16:22
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Titre :
Mot à mot
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
52 minutes
Format :
Parlant - Couleur -
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Archives détentrices :
Corpus :
Générique principal
Contenus
Sujet
Genre dominant
Résumé
Contexte
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Non.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Non.
- Interview : Non.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.

