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« L'enfermement dans la peinture contemporaine » : différence entre les versions

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|Texte=Le film consiste en une succession de tableaux et d'œuvres d'artistes qu'accompagne la lecture de textes de Paul Eluard. Le générique se présente comme des informations contenues dans une grille aux lignes rouges sur un fond noir. Musique brutale, stridente. Carton qui explique l'intention du film :<br />« À Lyon, un groupe composé de psychiatres, d'historiens et d'artistes s'est formé afin de réfléchir sur l'Art et la Créativité. Le thème de l'enfermement leur est apparu comme très présent, voire obsédant, quelle que soit l'école dans l'art contemporain. Ces représentations doivent-elles être comprises comme liées à l'angoisse d'aujourd'hui ? ».plusieurs images de grillages, de barreaux. Nous assistons ainsi à une suite de zooms avant, zooms arrière, balayages sur divers tableaux et représentations de cet « enfermement » ; sous la même musique où s'ajoute une voix de femme en hors-champ qui lit un texte. Selon les ), le texte lu est extrait de « Capitale de la douleur » et « Donner à voir » de Paul Eluard.<br />À trois minutes de la fin du film, une voix d'homme, en hors-champ, explique que « La psychiatrie a longtemps servi d'exutoire aux représentations d'enfermement. Il semble que maintenant, elle soit dépassée dans cette fonction, et que toute l'imagerie clôturante, des eaux, de la solitude, de la foule, et même la tentative d'échappée écologique, soient représentés dans l'art d'aujourd'hui. En médecine, l'enfermement n'est peut-être plus là où l'on croit. Les murs de l'asile ne sont-ils pas moins contraignants que ceux de la psychose ? La chimiothérapie n'est-elle pas moins limitante que nos habitudes de prescriptions ? L'enfermement n'est-il pas aussi dans nos représentations trop parfaites d'un corps anatomique idéal ? Combien de gros, combien de maigres se sont-ils vus contraints au régime par une médecine à l'esthétique scientiste ? L'arbitraire n'est-il pas dans la dissolution des formes, la destruction des corps et le naufrage de l'esprit, plutôt que dans la pose même autoritaire de barrières rassurantes ? En fait l'important est, comme ces artistes le font, de désigner les murs de l'enfermement afin de nous aider à les repérer et peut-être à les franchir. » Les images continuent un instant sans commentaires, comme pour forcer la réflexion sur ce qui vient d'être dit ; puis la voix de femme reprend. <br />FIN apparaît sur le même quadrillage utilisé pour le générique. <br />Fonds Eric Duvivier code 510.
|Texte=Le film consiste en une succession de tableaux et d'œuvres d'artistes qu'accompagne la lecture de textes de Paul Eluard. Le générique se présente comme des informations contenues dans une grille aux lignes rouges sur un fond noir. Musique brutale, stridente.  
 
'''L'intention du film'''
 
Un carton explique l'intention du film :<br />« À Lyon, un groupe composé de psychiatres, d'historiens et d'artistes s'est formé afin de réfléchir sur l'Art et la Créativité. Le thème de l'enfermement leur est apparu comme très présent, voire obsédant, quelle que soit l'école dans l'art contemporain. Ces représentations doivent-elles être comprises comme liées à l'angoisse d'aujourd'hui ? » Gros plans sur des peintures qui figurent des barreaux et des grilles de zoos derrière lesquels des animaux gisent en état de prostration quand ils n'ont pas disparu. Une voix de femme lit des textes de Paul Éluard extraits de « Capitale de la douleur » et « Donner à voir ».<br />
 
'''Interprétation médicale et sociale de l'enfermement'''
 
À trois minutes de la fin du film, une voix d'homme, celle de Patrick Lemoine, explique : « La psychiatrie a longtemps servi d'exutoire aux représentations d'enfermement. Il semble que maintenant, elle soit dépassée dans cette fonction, et que toute l'imagerie clôturante, des eaux, de la solitude, de la foule, et même la tentative d'échappée écologique, soient représentés dans l'art d'aujourd'hui. En médecine, l'enfermement n'est peut-être plus là où l'on croit. Les murs de l'asile ne sont-ils pas moins contraignants que ceux de la psychose ? La chimiothérapie n'est-elle pas moins limitante que nos habitudes ? L'enfermement n'est-il pas aussi dans nos représentations trop parfaites d'un corps anatomique idéal ? Combien de gros, combien de maigres se sont-ils vus contraints au régime par une médecine à l'esthétique scientiste ? L'arbitraire n'est-il pas dans la dissolution des formes, la destruction des corps et le naufrage de l'esprit, plutôt que dans la pose même autoritaire de barrières rassurantes ? En fait l'important est, comme ces artistes le font, de désigner les murs de l'enfermement afin de nous aider à les repérer et peut-être à les franchir. ». Quand le commentaire cesse, quelques tableaux apparaissent encore, comme pour inviter la réflexion à revenir sur ses affirmations. Générique de fin sur le même mode visuel que le générique de début.
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Version du 16 septembre 2024 à 21:42



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Titre :
L'enfermement dans la peinture contemporaine
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
15 minutes
Format :
Parlant - Couleur - 16 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Commanditaires :
Archives détentrices :

Générique principal

Image René Gosset /Montage Joël Courtinat /Le musicien Olivier Messiaen /Le poète Paul Eluard ; sa voix Sylvia Monfort /Le psychiatre Patrick Lemoine ; sa voix René Lebrun /Les peintres Paul Rebeyrolle, Titina Maselli, Petre Klasen, Gilles Aillaud, Henri Cueco, Antonio Segui, Pierre Bettencourt, Jacques Decerle, Valerio Adami, Silvio Pasotti, Louis Lutz, Jean Rustin, Francis Bacon, Nicolas Artheau, Vladimir Velickovic, Gérard Gasquet, Alina Szapocznikow, Geneviève Dumont, Pierre Charbonnier, Leonardo Cremonini /Tourné dans le cadre de l'exposition « Figures de l'enfermement », Espace Lyonnais d'Art Contemporain

Contenus

Sujet

Une série de tableaux illustre le thème de l'enfermement.

Genre dominant

Documentaire

Résumé

Le film présente plusieurs œuvres d'artistes illustrant le thème de l'enfermement, pour finalement poser un questionnement du rapport de la médecine à ce thème.

Contexte

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Non.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Non.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Non.
  • Interview : Non.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

La musique stridente et brusque, le commentaire mélancolique et les images tristes et effrayantes pour la plupart contribuent à créer une atmosphère glauque et angoissante, censée recréer cet univers de l'enfermement.

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Circuit médical (Entretiens de Bischat)

Communications et événements associés au film

Public

Corps médical

Audience

Descriptif libre

Le film consiste en une succession de tableaux et d'œuvres d'artistes qu'accompagne la lecture de textes de Paul Eluard. Le générique se présente comme des informations contenues dans une grille aux lignes rouges sur un fond noir. Musique brutale, stridente.

L'intention du film

Un carton explique l'intention du film :
« À Lyon, un groupe composé de psychiatres, d'historiens et d'artistes s'est formé afin de réfléchir sur l'Art et la Créativité. Le thème de l'enfermement leur est apparu comme très présent, voire obsédant, quelle que soit l'école dans l'art contemporain. Ces représentations doivent-elles être comprises comme liées à l'angoisse d'aujourd'hui ? » Gros plans sur des peintures qui figurent des barreaux et des grilles de zoos derrière lesquels des animaux gisent en état de prostration quand ils n'ont pas disparu. Une voix de femme lit des textes de Paul Éluard extraits de « Capitale de la douleur » et « Donner à voir ».

Interprétation médicale et sociale de l'enfermement

À trois minutes de la fin du film, une voix d'homme, celle de Patrick Lemoine, explique : « La psychiatrie a longtemps servi d'exutoire aux représentations d'enfermement. Il semble que maintenant, elle soit dépassée dans cette fonction, et que toute l'imagerie clôturante, des eaux, de la solitude, de la foule, et même la tentative d'échappée écologique, soient représentés dans l'art d'aujourd'hui. En médecine, l'enfermement n'est peut-être plus là où l'on croit. Les murs de l'asile ne sont-ils pas moins contraignants que ceux de la psychose ? La chimiothérapie n'est-elle pas moins limitante que nos habitudes ? L'enfermement n'est-il pas aussi dans nos représentations trop parfaites d'un corps anatomique idéal ? Combien de gros, combien de maigres se sont-ils vus contraints au régime par une médecine à l'esthétique scientiste ? L'arbitraire n'est-il pas dans la dissolution des formes, la destruction des corps et le naufrage de l'esprit, plutôt que dans la pose même autoritaire de barrières rassurantes ? En fait l'important est, comme ces artistes le font, de désigner les murs de l'enfermement afin de nous aider à les repérer et peut-être à les franchir. ». Quand le commentaire cesse, quelques tableaux apparaissent encore, comme pour inviter la réflexion à revenir sur ses affirmations. Générique de fin sur le même mode visuel que le générique de début.

Notes complémentaires

CIL - Cote n°510 + dossier sur le film (11 pages en français, 5 pages en espagnol, 9 pages en anglais)

Références et documents externes

Archives CIL : boite n°16, film cote 510

Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Caroline Ruebrecht