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Orthophoniste (1980)

De MedFilm PPRD
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Titre :
Orthophoniste
Série :
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
16 minutes
Format :
Parlant - Couleur -
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Archives détentrices :
Corpus :

Générique principal

réalisation : Geneviève Bastid / production : Agnès Vincent / Auteur de la musique originale : Sylvain Krief

Contenus

Thèmes médicaux

Sujet

Reportage sur la profession d'orthophoniste.

Genre dominant

Documentaire

Résumé

Deux jeunes filles, Florence et Laure, souhaitent devenir orthophonistes. À la fondation Borel-Maisonny, elles rencontrent Hélène et Françoise, orthophonistes, qui s'occupent notamment de Béatrice et Nadia, deux petites filles sourdes profondes. Les deux professionnelles expliquent à Florence et Laure les particularités de leur métier. Puis au Centre d'orthophonie et de pédagogie appliquée (COPA), Laure et Florence assistent à de nouvelles séances d'orthophonie avec des enfants et des adultes qui ne sont pas sourds mais qui sont confrontés à certaines difficultés de langage (trouble d'acquisition du langage oral, fente labio-palatine). Les interviews des orthophonistes par les deux petites filles sont accompagnées d'images de séances d'orthophonie avec des enfants et quelques adultes.

Contexte

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Oui.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Non.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Non.
  • Interview : Oui.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Sur Antenne 2, le 21 octobre 1980.

Communications et événements associés au film

Public

Enfants et adolescents de moins de 16 ans.

Audience

Descriptif libre

Générique : des enfants dans des rôles d'adultes
Le générique accompagné d'une musique au synthétiseur présente des enfants et adolescents en train d'exercer des activités généralement réservées aux adultes (grimper au mât d'un voilier, travailler le bois, plaider au tribunal, nourrir un bébé, faire l'acrobate sur le dos d'un cheval). (00:35)
Séances de démutisation
Plan serré sur deux fillettes habillées de façon identique (probablement des sœurs jumelles) et une jeune femme qui tient la main de l'une des petites pour lui faire sentir son souffle lors de la production du son /f/. Les enfants ont les yeux rivés sur l'adulte. Celle dont elle tient la main imite ses mouvements buccaux. L'adulte prononce plusieurs fois la syllabe /fa/ d'une voix forte en trainant un peu sur la voyelle. Elle pose l'autre main de l'enfant sur son larynx pour lui faire sentir les vibrations correspondant à la voyelle. L'enfant réussit à produire la syllabe de façon approximative, l'adulte sourit. L'angle se resserre sur la fillette qui ne faisait que regarder jusque-là. Elle sollicite du geste la jeune femme qui commence par régler la prothèse auditive de l'enfant qui s'est mise à siffler. L'adulte fait répéter des syllabes commençant par /f/ à la fillette. L'enchainement des phonèmes n'est pas fluide et les voyelles restent imprécises. En particulier, les formes labiales ne sont pas adaptées.
Une voix off explique qu'"à la fondation Borel-Maisony, Hélène, orthophoniste, retrouve plusieurs fois par semaine ses élèves, Béatrice et Nadia, qui sont sourdes profondes." On notera l'utilisation du mot "élèves" qui seraient remplacé par "patientes" de nos jours (2023) et correspond au terme "cours d'orthophonie" encore utilisé dans les années 1980.
Ensuite, Hélène écrit la lettre t sur une feuille de papier. Elle prononce le son /t/ à plusieurs reprises en l'accompagnant d'un petit mouvement du pouce et de l'index. Les fillettes, très souriantes et investies dans l'exercice, essaient spontanément de reproduire à la fois le son et le geste. L'orthophoniste forme une toute petite boule de papier, la pose sur le dos de sa main et la fait s'envoler en prononçant le son /t/. L'objectif ici est de travailler la précision du mouvement rapide d'occlusion de la pointe de la langue contre les dents. Les fillettes considèrent manifestement l'exercice comme un jeu et le reproduisent à tour de rôle. Ensuite, l'orthophoniste leur propose un exercice de discrimination de consonnes : elle prononce une consonne et l'enfant doit montrer la lettre correspondante écrite sur une feuille de papier.
Gros plan sur le visage d'une jeune fille de 10-12 ans qui explique en voix off que son amie Florence et elle-même, Laure, veulent devenir orthophoniste. Elle définit brièvement la profession : les orthophonistes sont spécialisées dans la rééducation du langage. En parallèle, la séance d'orthophonie des fillettes se poursuit. (02:23)
Autre plan très serré sur l'une des fillettes sourdes et une autre orthophoniste, Françoise, qui travaillent avec un phonodioscope. Comme précédemment (mais avec un équipement technologique bien plus évolué), l'objectif est de pallier le manque d'informations auditives perçues par l'enfant en le sremplaçant par des informations visuelles (geste de la main, tracé de l'appareil) et tactiles (perception du souffle ou des vibrations du larynx).
En voix off, Laure demande pourquoi il faut apprendre à parler à ces enfants. Sa question sous-entend une constatation simple : en principe, les enfants apprennent à parler spontanément, sans qu'on ait besoin de leur faire faire d'exercices spécifiques, surtout à un âge aussi "avancé" (Béatrice et Nadia doivent avoir 5 ans environ). La réponse qui lui est donnée insiste sur l'importance de l'audition dans l'acquisition du langage par l'enfant petit et sur l'utilité du langage : agir sur les autres, traduire sa pensée et ses sensations. (02:57)
Nouvelle séance de démutisation, cette fois avec un jeune garçon. La séance se passe en public. Non seulement Laure et Florence sont présentes mais on distingue également un homme et une femme au fond de la salle (les parents de l'enfant ?), ainsi qu'une troisième personne derrière Florence. L'enfant répète de façon trainante les mots "un piano" que l'orthophoniste a écrits sur une feuille de papier, à la fois avec l'alphabet latin et avec l'alphabet phonétique. (03:10)
Les missions de l'orthophoniste
Pendant que le garçon fait ses esxercices, la voix off continue à parler du travail de l'orthophoniste. Dans cette explication, on relève la phrase suivante : "(...) c'est tout de même utile d'employer le langage qui circule le plus couramment parmi les gens." On peut l'interpréter comme une justification de la méthode oraliste (d'où les séances de démutisation) par rapport à l'acquisition de la langue des signes par les enfants sourds, les positions des professionnels du domaine étant à l'époque extrêmement tranchées et complétement opposées à l'apprentissage et à l'utilisation de la langue des signes.
Dialogue entre les deux orthophonistes et Laure et Florence. Les heunes femmes expliquent que le langage est notre outil de communication et qu'il faut qu'il le devienne également pour les enfants sourds. Pour cela, elles utilisent des techniques et appareils de visualisation de la voix. La petite séquence de questions-réponses qui suit est entrecoupé de courts extraits de séances d'orthophonie.

Notes complémentaires

Centre d'Orthophonie et de Pédagogie Appliquée
240 rue de Rivoli
75001 Paris
Troubles de la parole, du langage et de l'audition/Éducation précoce, préscolaire et scolaire. Orthonie et psychomotricté. Voir www.ceop.fr ?

Références et documents externes

Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Élisabeth Fuchs